Lieu :
Nantes, Ile de Nantes (44)
Maître d'ouvrage :
Groupe Coupechoux - DEVINA
Architecte :
TETRARC architecte mandataire [Michel BERTREUX directeur de projet, P. MOREUIL chef de projet]
Ingénieur Structure :
IBA
Ingénieur Fluides :
AUXITEC
Programme :
Construction d'un immeuble de bureaux comprenant au sous sol ; deux niveaux de parking, au rez-de-chaussée et au 1er étage ; un magasin de design et de mobilier contemporain, les autres niveaux sont occupés par des entreprises engagées dans la création, l'architecture, le design. On y trouve les bureaux de TETRARC ainsi que le siège du Groupe Coupechoux. Le toit est un jardin.
Surface :
3 865 m²
Coût :
5,7 M€ HT
Mission :
Mission de base + EXE partielle
Calendrier :
Etude 2007 / Réalisation 2008-2009
Profil HQE :
Démarche de Très Haute Performance Energétique
Cibles : 1, 2, 4, 5, 6, 7, 8, 10
Crédit photographique maquette : Laurent Baranger / D3 Studio
Maquette : Maquettes Bertho sarl.bertho@wanadoo.fr
PROJET
Le Groupe Coupechoux réunit ses activités dans l’île de Nantes où il projette de réaliser un immeuble dont l’architecture exprime avec force deux composantes essentielles pour nos sociétés contemporaines : la créativité et l’éco-responsabilité. Novateur dans sa forme architecturale, l’immeuble est également innovant dans son approche du développement durable via une synthèse performante des différentes cibles de la HQE. Il mobilise pour cela les compétences d’un tissu local et régional de jeunes sociétés d’ingénierie.
Un immeuble repère
par sa prise en compte de l’environnement (Cible 1)
L’environnement est ici considéré dans sa dimension culturelle abordée selon trois focales:
• le paradoxe de l’architecture classique nantaise
La résille englobant l’immeuble transcrit l’instabilité physique caractérisant les plus belles constructions classiques Nantaises. Ce vacillement emblématique inspira aux Barto les formes basculées de l’Hôtel La Pérouse et se glisse jusqu’au sein même du Palais de Justice où, par le jeu des reflets, Jean Nouvel défait l’ordre implacable de la structure et des colonnes. Manny capte à son tour cette référence pour installer un message de liberté créative au sein de l’ordre constructif des halles établies par les ingénieurs des ex-chantiers navals.
• le futur « campus des arts »
Manny établit au seuil du futur « Campus des arts » une figure illustrant la réappropriation par les créateurs de chaque génération des bases classiques : sa résille est dessinée à partir d’un motif de fer forgé d’un balcon d’un hôtel du XVIIIe célèbre pour sa cour ovale.
Ce voile dansant, imprimant mouvement et déséquilibre, imprévu et déstabilisation dans un univers de halles géométriques est aussi une révérence faite aux surréalistes nantais.
• l’histoire du site
En se drapant d’une résille d’aluminium, Manny se relie aux chantiers navals qui employaient ce métal pour réaliser des pièces essentiels à la structure, à l’aménagement intérieur et à la propulsion des navires.
NB Les critères d’intégration du projet dans le site et de prise en compte des caractéristiques physiques de l’environnement sont présentés au sein d’autres cibles développées ci-dessous.
Une machine à travailler en lumière homogène
pour un plus grand confort visuel (Cible 10)
À l’avant d’une façade largement vitrée, la résille filtre les vues, évitant notamment aux passants le spectacle de bureaux en désordre. Mais, sa fonction essentielle est double :
• éviter que les espaces de travail soient exposés à un éclairement direct par un calcul minutieux de la disposition de chaque lame d’aluminium perforée composant la résille,
• homogénéiser la lumière naturelle au sein de l’ensemble des espaces de travail et de façon permanente grâce au phénomène de diffraction de la lumière sur ces mêmes lames d’aluminium perforées.